mercredi 4 juillet 2018

Le titre de Duchesse de Franco c'est officiel

Suite au décès de sa mère Carmen Franco, Carmen Martinez-Bordiu a entamé les démarches nécessaires en vue de prendre possession du titre de duchesse de Franco. Selon le journal espagnol « La Razon », la volonté de Carmen Martinez-Bordiu serait de transmettre ce titre immédiatement à sa petite-fille la princesse Eugénie de Bourbon, fille aînée de son fils le prince Louis, duc d’Anjou.

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mercredi 27 juin 2018

L'indépendantisme augmente dans les sondages

L'actualité politique sud-catalane continue toujours très active et centrée sur le processus indépendantiste et la répression de l'État espagnol. 9 hommes politiques et les associations catalanes sont toujours en détention provisoire (précisions sur les détentions et contact : https://catalansalmon.com/campanyes/llibertat/) et le dialogue n'a toujours pas repris entre autorités catalanes et espagnoles toujours réticentes à un traitement politique de la crise. Alors que les ex-ministres et les dirigeants catalans sont emprisonnés sans procès depuis plus de 8 mois, les autorités judiciaires ont libéré cette semaine les violeurs condamnés d'une jeune fille aux festivités de San Fermin contre une caution de 6 000 euros. La crise institutionnelle catalano-espagnole semble néanmoins connaitre des micro-progrès. Une date vient d’être fixée pour une première rencontre entre le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez et le président de la Generalitat Quim Torra, après des années de refus de Madrid de rencontrer les autorités catalanes ; ce sera le 9 juillet.
L'indépendantisme augmente dans les sondages
Dans ce contexte étrange de tensions institutionnelles récurrentes mais d'une certaine détente politique et de tranquillité de la société catalane, un sondage (du journal La Vanguardia) vient illustrer que l'indépendantisme ne cesse de croître. En cas d’élections, les trois partis indépendantistes augmenteraient leur majorité au Parlement avec 70 élus, ERC (Esquerra republicana de Catalunya) remporterait les élections en passant devant Ciudadanos et surtout le vote nombre de vote indépendantiste atteindrait 49 % contre 42% pour les espagnolistes, et 7% pour Podemos (En Comú Podem, en Catalogne, favorable à un référendum mais partagé entre pro et anti indépendance de la Catalogne).

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samedi 23 juin 2018

80 maires français écrivent un manifeste à Macron en faveur de la Catalogne

86 maires du département des Pyrénées-Orientales en Catalogne du Nord ont écrit il y a quelques semaines un manifeste dénonçant les atteintes aux libertés d’expression, de réunion et d’opinion en Catalogne. Ce texte va être remis au président de la République Emmanuel Macron.
Le maire de Perpignan, le républicain Jean-Marc Pujol n’a pas signé le texte en faveur de la Catalogne. Seuls 86 édiles de petites communes du département des Pyrénées-Orientales ont mis leur paraphe sur un texte qui va être transmis au président de la République, aux députés et sénateurs français.
Ce manifeste déclare que « Nous, maires des Pyrénées-Orientales (…) demandons que soient respectés en Catalogne les droits et libertés fondamentales qui fondent la démocratie dans l’Union Européenne et partout dans le monde et cela, sans nous immiscer sur le sujet de fond de l’indépendance de la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne.
Nous demandons : Que soit garanti l’exercice des libertés fondamentales qui caractérisent un état démocratique : les libertés d’opinion, d’expression, de réunion, de manifestation.
Qu’il soit mis fin aux répressions que subissent les élus légitimes, représentants politiques de la Généralitat de Catalogne emprisonnés ou forcés à l’exil pour leurs opinions dans l’exercice de leur mandat ; ainsi que pour les responsables associatifs.
Qu’il soit mis fin aux menaces subies par les Maires et élus municipaux pour leurs prises de position. Nous sommes totalement solidaires de nos collègues élus.
Que cessent les violences policières contre la société civile catalane qui s’est toujours exprimée de manière non violente, dans le calme et la dignité.


Que cesse la tutelle d’Etat sur l’administration des institutions locales et les pressions de tout ordre sur les médias afin de garantir une liberté d’information et d’expression de toutes les opinions. Nous dénonçons le silence et la passivité des dirigeants de notre pays et des autres pays de l’Union Européenne concernant ces atteintes graves aux droits et aux libertés démocratiques. (…)  Nous souhaitons, vu la gravité de la situation qui nous paraît largement sous estimée dans notre pays, que la France avec les autres pays de L’Union, interviennent de tout leur poids, dans cette affaire pour rétablir les conditions du dialogue entre les partis afin de trouver des solutions politiques à un problème politique qui concerne l’Etat espagnol et la Généralitat de Catalogne.
Aujourd’hui, il convient de mettre tout en œuvre pour éviter que ce conflit ne dégénère afin de préserver la paix dans l’espace de l’Union Européenne. Et cela commence par la libération immédiate des prisonniers et par le retour de l’exil des élus et des responsables associatifs, préalable indispensable à l’ouverture d’un dialogue politique constructif. Les dirigeants de notre pays et des états européens ne peuvent laisser perdurer cette situation qui décrédibilise l’action politique de l’Union. »

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jeudi 21 juin 2018

Tribunal Constitutionnel espagnol : la non-séparation des pouvoirs

Le 29 de septembre dernier, à la demande du gouvernement espagnol, le Tribunal Constitutionnel a suspendu la loi catalane portant sur les consultations populaires, et par conséquent le décret du 27 septembre par lequel le président catalan appelle à voter ses compatriotes sur l’indépendance. Une juriste catalane nous fait part de son point de vue. 

Nous sommes arrivés au point où il est d’importance vitale que le monde sache qu’en Espagne, les choses ne sont pas si démocratiques qu’elles ne le semblent.

Le Tribunal Constitutionnel (interprète suprême de la Constitution et chargé de statuer sur les recours présentés contre la Loi sur les Consultations populaires et le Décret de Convocation de la consultation du 9 novembre) n’a pas une once d’impartialité. Ses douze membres (juristes et juges dont la compétence est reconnue) sont désignés de la manière suivante : 4 par le Congrès des députés (organe politique), 4 par le Sénat (organe politique), 2 par le Gouvernement de l’État (organe encore plus politique) et 2 par le Conseil Général du Pouvoir Judicaire. C’est ensuite le Roi qui les nomme.

Comment peut-on permettre que celui qui doit avoir la compétence de décider de la constitutionnalité d’une loi soit aussi partie prenante ? Qu’est-ce qui nous dit que les magistrats de ce Tribunal ne reçoivent pas d’instructions de la part des autres pouvoirs publics ? Comment pouvoir continuer de dire qu’en Espagne, il y a une claire séparation des pouvoirs, comme celle qui fut instaurée sur le vieux continent après la Révolution française ?

Ne soyons pas dupes, la séparation des pouvoirs n’existe pas, et même nous pourrions dire qu’elle n’a jamais existé ! Celui qui gouverne juge et légifère en même temps, celui qui légifère gouverne et juge, et celui qui juge reçoit des instructions et des directives des autres pouvoirs. 

Quelles garanties a le peuple de Catalogne de ce que les recours que le Tribunal Constitutionnel a sur la table seront traités avec l’impartialité nécessaire pour prononcer une sentence juste, équitable et légale ? Pas une seule !!!

Espagne présente à la communauté internationale une image de démocratie et de légalité, mais en réalité, lorsque les portes sont fermées, on y respire des relents de dictature.

Judit Clarasó



Juriste

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mercredi 13 juin 2018

Mariano Rajoy jette l’éponge

Le socialiste Pedro Sánchez s’apprêtait vendredi à accéder au pouvoir en Espagne après avoir convaincu une majorité hétéroclite de renverser Mariano Rajoy qui a jeté l’éponge.

Mariano Rajoy, qui gouvernait depuis six ans jusqu’à la condamnation de son parti pour corruption, a reconnu avant même le vote qu’une majorité des députés allait approuver la motion de censure déposée par le Parti Socialiste (PSOE) de Pedro Sánchez et porter ce dernier à la tête du gouvernement. « Nous pouvons présumer que la motion de censure sera adoptée. En conséquence, Pedro Sánchez va être le nouveau président du gouvernement », a-t-il déclaré en félicitant son rival. Le vote devait commencer à 11h01 locales.

Le « beau mec » à sa place

Une page de l’histoire politique espagnole se tourne. Au pouvoir depuis décembre 2011, Mariano Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, face à laquelle il a imposé une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne l’an dernier. « Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré Pedro Sánchez, ancien professeur d’économie surnommé le « beau mec » en Espagne.

À 46 ans, il semble tenir sa revanche, lui dont l’investiture à la tête du gouvernement avait été rejetée par les députés en mars 2016 avant qu’il ne réalise en juin de la même année le pire score de l’histoire du PSOE aux élections législatives. Débarqué de sa formation à la suite de cette déroute électorale, il en a repris les rênes l’an dernier grâce au soutien de la base contre les barons du PSOE. Monté au front contre Rajoy dès l’annonce jeudi dernier de la condamnation du PP dans un méga-procès pour corruption, baptisé Gürtel, il a tenté cette fois avec succès un coup de poker politique. Mais il a dû former autour des 84 députés socialistes une majorité hétéroclite allant de Podemos aux indépendantistes catalans et aux nationalistes basques, pesant au total 180 voix sur 350 députés.

Dialoguer avec les Catalans

« M. Sánchez veut être chef du gouvernement à n’importe quel prix » mais va « rentrer à la Moncloa (siège de la présidence du gouvernement) par la porte de derrière », a raillé Rafael Hernando, patron des députés du Parti Populaire (PP) de Rajoy. Reste à savoir désormais combien de temps Pedro Sánchez, qui veut faire adopter des mesures sociales et a promis de convoquer par la suite des élections, sera en mesure de gouverner avec une majorité qui apparaît instable.

Mariano Rajoy avait déjà quitté l’hémicycle jeudi après-midi, pour aller dans un restaurant chic proche des Cortes, quand le coup fatal lui a été porté par le Parti Nationaliste Basque (PNV, 5 députés) qui s’est rallié à la motion socialiste après avoir pourtant voté le budget du gouvernement la semaine dernière. Afin de convaincre le PNV, Sánchez a dû assurer qu’il ne toucherait pas à ce budget qui prévoit des largesses financières pour le Pays Basque. Il a en outre promis aux indépendantistes catalans qu’il essaierait de « jeter des ponts pour dialoguer » avec le gouvernement régional de Quim Torra.

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lundi 11 juin 2018

Sondage: plus indépendantisme en Catalogne

CEO : Centre d’estudis i d’opinió, institut de sondage et enquêtes d’opinion de la Generalitat de Catalogne.
Junts per Catalunya : groupe parlementaire réunissant PDeCat (Partit demòcrata europeu català) et personnalités de la société civile ; centredreta, independentista ; partit de Carles Puigdemont.
ERC: Esquerra Republicana de Catalunya est un parti historique indépendantiste (créé en ) de centre gauche ; il forme avec le petit parti Demòcrates de Catalunya (scission des démocrates chrétiens UDC –Unió democràtica de Catalunya) le Grup Parlamentari Republicà au Parlement de Catalogne.
CUP : Candidatura d’Unitat Popular ; parti indépendantiste, anticapitaliste.
En comú Podem : branche catalane du parti espagnol Podemos ; favorable à l’autodétermination et à un référendum autorisé.
Ciudadanos : C’s est un parti fondé en Catalogne (Ciutadans) puis passé à la politique espagnole, populiste, hostile à la souveraineté de la Catalogne, partisan d’une Espagne centralisée, qui défend la légalité de la Fondation Francisco Franco et réclame plus de mesures répressives contre les indépendantistes ; concurrent du PP, prétendant à gouverner l’Espagne et qui se présente comme centriste.
PSC : Partit dels socialistes de Catalunya ; parti catalan allié des socialistes espagnols (PSOE), anti-indépendantiste et qui soutien les mesures répressives du PP.
PP : Partido Popular ; droite historique espagnole qui a drainé bonne part des anciens politiques franquistes (d’avant la démocratie).

CEO 2018 % 2018 Diputats 2017
Junts per Catalunya 30-32 diputats 19,8% 34
ERC 29-32 diputats 20,5% 32
CUP 11 diputats 9% 4
En Comú Podem 11 diputats 9,5% 8
Ciudadanos 33-34 diputats 24,5% 36
PSC 13-15 diputats 11% 17
PP 3-4 diputats 4,1% 4






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samedi 9 juin 2018

Deux Catalans condamnés à 900 € d'amende pour avoir brûlé une photo du roi espagnol





Guifré Peguera Comas et Jordi Nogué Hernández ont été condamnés le 2 octobre dernier par le tribunal d'exception espagnol appelé Audience nationale. La condamnation a été de 900 € pour avoir brûlé la photo du roi Juan Carlos lors de la journée nationale de la Catalogne en 2013 à Mataró.
Les juges affirment qu'ils ont commis un acte "injurieux" de manière "préméditée" pour "discréditer la couronne", justement parce que celle-ci est le symbole de l'unité de l'Espagne et de la permanence de l'Etat. Le procureur demandait qu'ils soient condamnés à une amende de 10.800 euros pour injures à la Couronne.
Pendant le procès, les deux étudiants ont admis avoir participé à cet acte, bien qu'ils aient indiqué que ce n'était pas eux qui avaient directement mis le feu à l'effigie du monarque.
Selon les explications de Jordi Nogué, il a tenu le portrait pendant que Guifré Peguera l'a aspergé d'alcool à brûler, mais aucun des deux n'a fait l'action de l'allumer. "Si je l'avais fait moi-même, je le dirais, et je recommencerais, mais ce n'était pas moi", a dit Nogué.

Les deux Catalans ont expliqué que ces faits ont eu lieu lors d'un rassemblement pour l'indépendance et contre une monarchie qui, "depuis 299 ans opprime le peuple catalan".
Les personnes qui se sont présentées devant le tribunal ont été identifiées et condamnées à 300 euros d'amende pour avoir participé à une réunion non autorisée.

Comme il est courant lors de procès de l'Audience Nationale où les accusés ou témoins exercent leur droit de parler en catalan, le traducteur a montré à plusieurs reprises ne pas comprendre cette langue. A cette occasion, il a traduit "moins" par "plus".

La défense, qui a déjà annoncé qu'elle fera appel, a rappelé qu'en 2008 il s'est présenté un cas identique qui a été considéré comme manquement à l'ordre public.

Italiano

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mercredi 6 juin 2018

Le 09/11 est-il du terrorisme, selon l'accord PP-PSOE ?

Le texte considère à partir de maintenant, comme du terrorisme, subvertir “l'ordre constitutionnel”, et déchaîne les méfiances. Le pacte qui signèrent hier le PP et le PSOE à la Moncloa contre le terrorisme jihadiste inclut un paragraphe qui déchaîne les méfiances par sa relation avec le processus catalan et, concrètement, avec le 09/11 : “Subvertir l'ordre constitutionnel, ou supprimer ou déstabiliser gravement le fonctionnement des institutions politiques ou des structures économiques ou sociales de l'État ou obliger les pouvoirs publics à réaliser un acte ou à s'abstenir de le faire”.



Le paragraphe apparaît dans la section Des délits du terrorisme, et commence avec une nouvelle définition de “terrorisme”, qui inclut cette exception détaillée ci-dessus. Y apparaissent ensuite d'autres exceptions du concept, comme maintenant “altérer gravement la paix publique”, ou “déstabiliser gravement le fonctionnement d'une organisation internationale”, entre autres.

Le texte, en plus, réintroduit la peine à perpétuité avec l'incorporation de la mesure polémique de la prison permanente révisable, une peine privative de liberté à durée indéterminée et sujette à révision pour des cas d'exceptionnelle gravité qui a été critiquée depuis diverses instances comme le Conseil du Barreau Catalan (Consell de l'Advocacia Catalana).


Bernat Vilaró, 03/02/2015

elSingular.cat

Traduit le 05/02/2015 par Patrick Vedel

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lundi 4 juin 2018

Contrôler la police et les médias, purger l’enseignement

Tous les partis espagnolistes, ont déchainé leur rage toute la semaine dans une escalade de demandes, toutes plus scandaleuses et insensées, dans le silence et l'absence de réaction de Podemos, de la société espagnole, et en particulier des intellectuels et de la gauche. Paradoxalement c’est dans les rangs du PP qu’ont été prononcés les mots les plus « mesurés » et les déclarations les plus prudentes (ils demandent « seulement » que le président catalan nomme des ministres qui n'ont pas de démêlés avec la justice et promettent de suivre de près toutes les actions du gouvernement, et comme l’a expliqué le ministre des Finances Cristóbal Montoro continueront de contrôler les finances catalanes parce qu'ils "n'ont aucune confiance" dans la Generalitat. Le plus surprenant, décevant, irresponsable est certainement le PSOE qui assimile les indépendantistes catalans à l'extrême droite et exige la réforme du delit de « rébellion » dans le code pénal, redéfini comme tout acte contraire à la Constitution sans qu’il n’y ait nécessairement de violence, ou qui prévoit encore l'obligation pour occuper une fonction publique de jurer fidélité à la constitution.

Cependant, le plus furieux et haineux, est cependant le leader des populistes de Ciudadanos qui appelle ouvertement à maintenir la suspension de l'autonomie catalane, mais aussi à prendre le contrôle direct des Mossos d'Esquadra, la police catalane, de la politique extérieure du gouvernement catalan et des médias publics de la Catalogne (les 4 chaînes de télévision -TV3, Canal 33, Esport 3, 3/24- et les 4 radios -Catalunya Ràdio, Catalunya Informació, Catalunya Música et I-Cat.FM) accusés d'être des outils de propagande. Ils réclament en outre que l'école catalane soit «purgée» de tous les enseignants qui «endoctrinent» les jeunes Catalans. Le parti Ciudadanos, en même temps qu’il révèle chaque jour davantage son nationalisme espagnol exacerbé sans montrer plus guère de complexes, met au jour ses tics d’autoritarisme qui rappellent clairement l’époque pré-démocratique de l'Espagne franquiste. De plus en plus, avec les élections municipales de 2019 en vue et dans la perspective éventuelle d’élections générales en 2020 (si toutefois la majorité relative de Rajoy parvient à résister avec ses 35 % de députés et le soutien des 11% de Ciudadanos), les partis anti-indépendantistes se disputent l'électorat espagnol dans une concurrence éhontée de celui qui sera le plus extrémiste et intolérant.

Alà Baylac-Ferrer

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vendredi 1 juin 2018

Défense de l'Exil Catalan

QU'EST-CE QUE C'EST?
C’est un fonds nourrit avec des contributions et donations privés pour aider les personnes en faveur de la construction de la République de Catalogne qui sont en exil à cause de la répression et de la persécution judiciaire de l'État espagnol contre ses droits et sa liberté d'expression, d'organisation et de participation politique.

QUI PEUT ÊTRE BÉNÉFICIAIRE?
En seran els beneficiaris prioritàriament el 130è president de la Generalitat de Catalunya, Carles Puigdemont i Casamajó, les conselleres, consellers i les altres persones que s’hagin vist forçades a abandonar Catalunya perseguides per les causes penals relacionades amb el referèndum de l’1 d’octubre de 2017, la declaració del Parlament del 27 d’octubre i l’activitat del govern a l’exili, així com per causes penals contra els seus drets i la seva llibertat d’expressió, d’organització i de participació política.

À QUOI SERVENT LES FONDS REÇUS?
Les donations servent à couvrir les besoins des personnes bénéficiaires dans différents domaines tels que:
- la défense juridique, qui comprend dépenses des avocats, des traductions et des procédures;
- sécurité
- support technique, logistique et de maintenance des personnes en exil.

GESTION ET TRANSPARENCE
Les responsables de l'administration du fonds, de la préparation et de l'approbation du budget et du contrôle de son exécution, seront les membres du gouvernement en exil. Ils seront aussi responsables de déterminer les mécanismes pour promovoir des donations.

La gestion technique du fonds doit être régie par les principes d'efficacité, d'efficience, d'austérité et de transparence. Des informations périodiques seront publiées sur le suivi du fonds, sur l'évolution des revenus et la destination des ressources.

Régulièrement un contrôle externe de la bonne administration sera effectué par un Conseil composé de personnes indépendantes et sans rapport avec les activités financées par le fonds, pour garantir que les ressources collectées sont allouées aux actions et objectifs prévus et annoncés.
En outre, un audit externe sera effectué annuellement par une entreprise professionnelle et ses résultats seront publiés.

Lien

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Espagne: Qui dirà la plus grosse insulte ?

L'élection du nouveau président, proposé par le président Carles Puigdemont destitué par Madrid et qui a reçu le soutien d'ERC et de Junts per Catalunya (et l’abstention de la CUP) a déclenché une véritable avalanche d'injures, d'insultes et de menaces des partis espagnols, contre la personne de Quim Torra. Il semble que depuis les socialistes du PSOE jusqu’aux populistes de Ciudadanos, en passant par le PP, les dirigeants espagnols se soient lancés dans une course à celui qui dirait l’insulte ou l’injure la plus grosse contre le président indépendantiste. Le champion est certainement Pedro Sanchez, du PSOE, qui semble s’être aligné sur Manuel Valls, qualifiant Quim Torra de « Le Pen de la politique espagnole. » Les responsables du PP et surtout Ciudadanos s’étaient contentés de qualifier le président catalan de « raciste », « xénophobe », « suprémaciste », « ethniciste », « nazi »... Ce qui illustre bien la nervosité croissante et le manque total d’arguments et de proposition de l'Espagne devant la revendication catalane. Une perspective inquiétante. Non seulement pour la scène politique catalane, mais aussi pour le fonctionnement de la démocratie en Espagne, les autorités ne respectant même plus les règles les plus élémentaires de la légalité constitutionnelle.

Alà Baylac-Ferrer

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mercredi 30 mai 2018

«L’autruche» Rajoy bientôt chassée ?

Au pouvoir depuis 2011, le chef de l’exécutif conservateur, qui a pris pour habitude de laisser pourrir les situations, pourrait être rattrapé par la condamnation de son parti dans une affaire de corruption. Une motion de censure est débattue à partir de jeudi. Les jours de Mariano Rajoy à la tête de l’exécutif espagnol sont comptés. Au sein du Parti populaire (PP), le mouvement conservateur qui gouverne en minorité depuis 2011, on donne cette législature pour perdue tant les preuves de corruption sont accablantes. Signe de faiblesse inusuel : d’ordinaire calme et paisible, le chef de l’exécutif se montre agressif à l’endroit de Pedro Sánchez. Lançant, à l’adresse du leader des socialistes qui le menace d’une motion de censure – qui sera débattue jeudi et vendredi : «Ne faites pas cela ! Vous risquez de mettre en danger l’Espagne et sa reprise économique. Avec cette motion de censure, monsieur Sánchez, vous ne pensez qu’à votre personne, et non aux intérêts du pays !»

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lundi 28 mai 2018

Un gouvernement catalan de "rétablissement", fidèle à la République

Annonce du nouveau gouvernement catalan de Joaquim Torra, blocage de la normalisation par Madrid et refus de la Belgique d’accepter la demande d'extradition des exilés de Bruxelles. Dimanche 20 mai, les juristes catalans et espagnols ont lancé un cri d’alarme contre les mesures prises par Mariano Rajoy destinées à empêcher le fonctionnement du gouvernement catalan : ne pas publier au journal officiel la nomination annoncée par le président de la Generalitat Quim Torra est non seulement illégal mais constitue un « coup d'État », selon l’analyse de Joaquín Urias, exjuriste du Tribunal constitutionnel espagnol. Avec le soutien des socialistes et de Ciudadanos, le chef du gouvernement espagnol tente ainsi d'empêcher le retour d’un gouvernement catalan et de maintenir la suspension de l'autonomie et le contrôle des finances de la Generalitat.

Un gouvernement de "rétablissement", fidèle à la République
Après que le lundi 14 mai Quim Torra a été investi 131ème président de la Generalitat de Catalogne, celui-ci a annoncé la composition de son gouvernement dans une ambiance délétère d’insultes, d’accusations et de menaces contre le nouveau président catalan de la part de la classe politique espagnole. Quim Torra avait rencontré Carles Puigdemont mardi 15 mai à Berlin pour coordonner son action gouvernementale et demander lors d’une conférence de presse avec le président en exil la restauration de l'autonomie et proposer un « dialogue sans condition » au gouvernement espagnol. L'annonce du gouvernement par Quim Torra n’a surpris personne ; il avait déjà annoncé dès son élection sa « fidélité au peuple catalan, au référendum du 1er octobre » et sa volonté de rétablir tous les responsables et fonctionnaires destitués ainsi que les lois et programmes annulés par Madrid. Suivant ces principes, le nouveau gouvernement comprend quatre ancien ministres de Carles Puigdemont sur treize qui le composent, qui sont actuellement incarcérés (Roger Rull ministre du Territoire, Jordi Turull ministre de la Présidence) ou en exil (Lluís Puig à la Culture et Antoni Comín à la Santé). Ont également été remarquées les nominations d'un homme avec une grande expérience politique, comme Ernest Maragall aux Affaires étrangères (ERC), d’Elsa Artadi (Junts per Catalunya) ministre des Entreprises et porte-parole et de Chakir El Homrani (ERC) au portefeuille de l’Emploi et des affaires sociales.
Alà Baylac-Ferrer

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samedi 26 mai 2018

500 000 lettres aux prisonniers et exilés en 6 mois et progrès de l'indépendance

Pendant ce temps, la semaine a également égréné son chapelet d’informations judiciaires et policières concernant la répression en cours contre les politiciens, les exilés, les enseignants, la société en général. Ce serait trop long à détailler ici (ça fera l'objet d'un prochain article). Malgré cela, les Catalans continuent de résister : on a appris qu'en six mois, les prisonniers et les exilés ont reçu plus d'un demi-million de lettres de soutien. L'indépendantisme même continue de progresser dans l'opinion catalane. La dernière étude du COE publiée vendredi 11 mai montre quele « oui » à l'indépendance s’approche de la majorité absolue (49%) contre 39% d’espagnolistes et 9,5% de Podemos. Un État indépendant est la première option souhaitée par les Catalans (40,8%), contre 22,2% favorables à un État fédéré avec l'Espagne, seuls 24% défendent l'autonomie et 6,3% aimeraient une simple région de Catalogne en Espagne. Une réalité bien loin du discours espagnoliste qui répète sancesse qu'il n'y a pas de « majorité sociale » souverainiste en Catalogne.

































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jeudi 24 mai 2018

Gürtel: Corruption espagnole

Des membres du PP (Parti Populaire) condamnés entre 14 à 55 ans de prison. Rappelons que ces malversations de fond et corruption ont tué 9 personnes qui auraient pu témoigner contre eux. Rajoy n'est pas inquiété même s'il a été impliqué.

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mercredi 23 mai 2018

La justice allemande rejette un nouveau mandat d'arrêt à l'encontre de Puigdemont

Le tribunal du Land de Schleswig-Holstein (nord de l'Allemagne) a rejeté mardi le nouveau mandat d'arrêt émis à l'encontre de l'indépendantiste Carles Puigdemont par l'Espagne sur base de nouvelles informations. L'ex-président catalan ne devrait donc plus être écroué en Allemagne.

La cour considère restreint le risque que Carles Puigdemont prenne la fuite, a indiqué une porte-parole du tribunal à l'agence de presse allemande DPA.
Arrêté par la police allemande à la demande de l'Espagne, Carles Puigdemont avait été libéré le 6 avril et placé sous contrôle judiciaire par le tribunal du Schleswig-Holstein. Le leader sécessionniste est poursuivi pour avoir aidé à organiser un référendum illégal sur l'indépendance de sa région en octobre dernier.
Il avait fui en Belgique après la destitution du gouvernement catalan par Madrid mais avait été arrêté en Allemagne le 25 mars dernier, alors qu'il revenait en voiture d'un déplacement en Finlande.
M. Puigdemont attend en Allemagne que la justice se prononce sur le fond d'une demande d'extradition de la justice espagnole, qui veut le juger pour "rébellion" avec d'autres dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession.

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mercredi 16 mai 2018

La justice belge rejette l'exécution des mandats d'arrêts

La justice belge a annoncé mercredi son refus d'exécuter les nouveaux mandats d'arrêts européens émis par l'Espagne en mars à l'encontre de trois anciens membres de l'exécutif catalan déchu après la tentative avortée de sécession fin 2017.
Ces mandats visaient les ex-ministres indépendantistes Meritxell Serret, Anton Comin et Lluis Puig qui s'étaient exilés en Belgique fin octobre. "La chambre du conseil partage l'avis du procureur et de la défense selon lequel il n'existe pas de mandats d'arrêt nationaux valables correspondant au contenu des mandats d'arrêt européens", a justifié le tribunal néerlandophone de Bruxelles dans un communiqué.

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Quim Torra, nouveau président «pour construire la république»

Présidence bicéphale en Catalogne avec Carles Puigdemont en exil et Quim Torra à Barcelone
L'indépendance se rapproche de la majorité absolue dans le dernier sondage Nouvelles menaces de Madrid.
Lundi 14 mai 2018 lors d’un second tour, le Parlement de Catalogne a élu Joaquim -Quim-Torra 131ème président de la Generalitat de Catalogne, grâce aux 66 voix des deux des groupes parlementaires indépendantistes, Junts per Catalunya et ERC, et l'abstention des quatre députés de la CUP, et contre les 65 voix des partis anti-indépendantistes et de En Comú Podem, après un nouveau week-end de suspense et de haute tension de la politique catalane. Dans la semaine, le nouveau « Molt Honorable » président de la Generalitat devra former son gouvernement, ce qui devrait permettre la fin de la suspension de l'autonomie catalane par l'Espagne. Avec cette élection, la Catalogne est à présent dans une situation effective sans précédent avec une présidence bicéphale : un président légitime destitué et poursuivi par Madrid, contraint à l'exil à Berlin et en fonction au moment de la proclamation de la République au mois d'octobre 2017, et un président officiellement désigné comme chef de l’éxécutif de la communauté autonome au sein de l'État espagnol. Le candidat à la présidence de la Generalitat a déclaré d'emblée que Carles Puigdemont reste le président légitime de la Catalogne et qu’il serait fidèle au mandat décidé par les Catalans 1er octobre: ​​« construire un État indépendant en forme de république. » Ce point ainsi que l'objectif de la cohésion sociale et de la prospérité économique sont les trois objectifs de son programme de gouvernement. Clair et net.
«Obéir au seul Parlement» et offrir le dialogue
Quim Torra a indiqué que son mandat était provisoire et que tôt ou tard Carles Puigdemont qui a été désigné par les électeurs comme président sera élu. Torra a inscrit l'acceptation de sa fonction dans le « projet républicain qu’il présente » : par responsabilité en un moment historique qui exige de tous d’être au service du pays et du fait de la « situation provisoire, qui ne peut se terminer que par la libération des prisonniers, le retour des exilés et la reconnaissance et l'acceptation de la volonté démocratique des Catalans ». Un provisoire à plusieurs titres : un président « intérimaire » qui attend la fin de la répression contre les dirigeants indépendantistes, dont Carles Puigdemont, mais aussi la possibilité que devant plus de répression et d'obstruction espagnole, le président dissolve le Parlement et convoque de nouvelles élections, cette fois sous le contrôle de la Generalitat et sans ingérence directe du gouvernement espagnol.
Francesc Aragó, le méridien et la lumière de l'humanisme
Quim Torra a également insisté sur les valeurs de vie, de liberté et de culture que doit construire la République Catalane. Il a cité le livre El meridià de París qui trace une cartographie du méridien calculé par François Arago, scientifique catalan d’Estagell, en Roussillon, et qui de Dunkerque à Ocata, passe par Paris, l’Occitanie, Prats de Molló ou Sant Joan de les Abadesses. Dans une interview, il déclare: « Le livre se termine au phare sa Dragonera, où passe le méridien. C'est une lumière qui peut encore nous guider, la lumière des droits collectifs et de la dignité, la lumière de l'esprit, de la culture et de la liberté. Nous devons revenir de toute urgence à l'humanisme. »
Devant les menaces du gouvernement espagnol dès avant son élection, le président Torra a avancé qu'il « la seule possibilité envisagée est d'obéir au Parlement de Catalogne ». Et lors du discours d’investiture il a répété qu’il allait « travailler sans relâche pour la république » tout en réclamant et en offrant le dialogue aux autorités espagnoles (reste à voir si celles-ci répondront, mais elles ont déjà annoncé leur condition : que le président se soumette à la loi de l'Espagne...). Un appel a également été lancé au président de la Commission, Jean-Claude Juncker, lui demandant de rompre le silence et d'intervenir dans la crise espagnole pour que l'UE joue le rôle de médiateur.
Lance le processus constituant et répare les destructions de 155
Parmi ses tâches prioritaires le président Torra a annoncé le lancement du processus constitutionnel avec la plus large participation sociale et politique possible, et la réparation de tout ce qui a été détruit par Madrid en six mois de suspension d'autonomie : organismes de la Generalitat (agence fiscale, délégations à l'étranger...), plus de 250 hauts fonctionnaires démis, subventions supprimées, programmes d'aide à la société et aux entreprises retardés, recours judiciaires contre les élus... À l'extérieur, « l’espace libre européen », le président annonce le lancement de l'Assemblée des élus et du Conseil de la République, qui depuis l’étranger auront pour mission de faire connaître la situation de la Catalogne et de travailler à la reconnaissance de la république. L'ANC (association Assemblea Nacional Catalana) a demandé ce samedi 12 mai que Carles Puigdemont soit élu président du Conseil de la République. Quim Torra a aussi évoqué la nécessaire mobilisation pour obtenir la libération des prisonniers et le retour des exilés, la restauration des institutions et de la démocratie catalanes, la nouvelle approbation des lois et des politiques de progrès social annulées par le Tribunal constitutionnel, une enquête sur la malversation que représente les 100 millions d'euros dépensés par le gouvernement espagnol pour envoyer la police en Catalogne pour empêcher le référendum, et en général tout le programme déjà avancé par le précédent candidat Jordi Turull, emprisonné avant que le Parlement puisse procéder au vote. Torra soutient que « le gouvernement nommera un commissaire chargé d'un plan d'urgence pour évaluer et réparer les effets de l'application de l'article 155 dans l'administration et dans tout le pays » et qu’il retirera la « plainte ignominieuse contre les promoteurs de la consultation du 9 novembre 2014 [le président Artur Mas et son gouvernement] ».
Week-end de suspens et de menaces
L’investiture du 131ème président de la Generalitat (le premier date de 1359) s'est déroulée dans un nouveau contexte de tension politique et de suspense 10 jours avant la date limite pour convoquer de nouvelles élections. Encore une fois, le week-end a connu un enchainement des réunions, de sessions parlementaires, de négociations politiques : après que le gouvernement espagnol ait interdit la candidature de Puigdemont et que celui-ci ait proposé le nom de Quim Torra, vendredi est annoncée la séance d'investiture, samedi a lieu au Parlement le premier tour, les membres de la CUP se réunissent dimanche pour savoir s'ils vont s’abstenir ou s'opposer à l'élection de Quim Torra, lundi se tient le deuxième tour et l'élection du président à la majorité relative. Le tout dans une atmosphère de menaces constantes de la part des médias et du gouvernement espagnols, et des partis anti-indépendantistes contre le président décrit comme une « marionnette de Puigdemont », un politique « xénophobe, radical, extrémiste, ultranationaliste... ». Rajoy a averti qu’il « surveillera de près tous ses actes » et décrit son discours comme un « manque de respect aux institutions de la Catalogne », illustration d'une sorte de « césarisme » « autocratique et excluant qui fait dépendre le bien commun de ses nécessités politiques et de ses priorités personnelles ». Le leader de Ciudadanos demande même que la suspension de l'autonomie soit maintenue jusqu'à l'éradication complète de l'indépendantisme et un candidat du PP a même qualifié Quim Torra de « candidat à la prison d'Estremera » (où sont déjà enfermés les prisonniers politiques catalan).

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jeudi 28 janvier 2016

Le roi d’Espagne persona non grata dans la commune de Breda


La commune de Breda (3.728 habitants) dans la province de Gérone (Girona) vient de voter lors de son conseil municipal de lundi dernier, une mesure visant à déclarer le roi Felipe VI comme "persona non grata" dans la commune, comme l'a indiqué le parti ERC de Breda. Le Roi, ainsi que toute la famille royale, ne sont plus les bienvenus dans la petite commune de Catalogne. Les représentants ont appuyé leur décision sur le fait que le roi Felipe VI "est le représentant maximal d'un Etat qui empêche le libre exercice du droit de décider du peuple catalan", et que "la monarchie est une institution qui représente des valeurs complètement opposées à l'égalité entre les citoyens", autoproclamant ainsi la commune de Breda comme étant républicaine.

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dimanche 8 novembre 2015

Causa Galiza suspendue

Le dernier vendredi 30 octobre, la Guardia Civil, par ordre de l´Audencia Nacional – le tribunal politique espagnol- arrêtait dans son domicile neuf militants indépendantistes galiciens, tous membres de l´organisation politique Causa Galiza. Le dispositif policier s´est développé au même temps en plusieurs villes galiciennes et tous les arrêtes -sauf un qui souffre des graves problèmes de santé- ont été déplacés et mises en garde à vue à Madrid.

Les arrestations ne se sont pas produits par des activités liées à la lutte armée sinon que c´est l´activité politique de l´organisation qui est criminalisé. Le Ministère de l´Interieur espagnol accuse aux détenus d´apologie du terrorisme par le fait d´avoir célébré le 11 octobre dernier le « Día da Galiza combatente » (Journée de la Galice combattante), un acte que l´indépendantisme organise depuis 2002.

Les militants ont passé trois jours en prison communiquée et ils ont été remises en liberté le lundi 2 après avoir déclaré face au juge. Privés du passeport, les militants ne peuvent pas sortir de l´État Espagnol et ils sont accusées de collaboration et intégration d´organisation terroriste. Les activités de l´organisation politique Causa Galiza ont été aussi suspendues pendant deux ans.

Des nombreuses concentrations de solidarité ont été convoqués dans les villes plus importantes de Galice, ainsi que toutes les organisations politiques et syndicats nationalistes galiciens ont montré leur opposition a cette opération policier et critiquent la « persécution des idées ».

Le BNG (Bloc Nationaliste Galicien) s´oppose à la « criminalisation des idées » et a montré son rejet à la suspension de Causa Galiza, ANOVA rappel que «être indépendantiste n´est pas un délit » et Agora Galiza souligne « l´objectif politique et médiatique » de cette opération. Des organisations politiques catalanes (CUP), Basques (Sortu) et castillanes (Yesca) ont montré aussi leur solidarité avec les détenus.
L´état espagnol maintient sa tradition de pratiquer des arrestations politiques avant les élections législatives, qui vont se célébrer le 20 décembre prochain. Le gouvernement du PP utilise ces opérations pour montrer sa défense de l´unité d´Espagne et sa lutte contre le « terrorisme ».

Source: Bretagne Info

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